Tag Archives: Avril 2019

NUMÉROS D’ÉCROUS

« Le temps viendra, dans un avenir lointain, où les prisons et les asiles n’auront plus de raison d’être »
A.Tchekhov, Salle n°6
L’histoire vraie d’un atelier-théâtre mixte en prison, des femmes et des hommes. L’avancée, les progrès, les pages qu’ils tournent, des départs, des arrivées, la vie quotidienne carcérale. Les conflits, les peurs, l’injustice, l’incroyable liberté, la légèreté, l’humour irrésistible. L’absurdité comique et désespérante de l’enfermement.
Depuis une dizaine d’années Valérie Durin tente de conjuguer théâtre et prison. Au début, seuls les hommes du centre de détention participent à l’atelier. Au bout de la sixième année, les femmes les rejoignent. L’aventure prend une autre dimension, la mixité fait éclater les cadres mis en place. Il ne s’agit plus seulement de briser les spirales d’échec, de réveiller les esprits, de dépasser les mésestimes ou le désespoir, mais de vivre et d’aimer. Ensemble ils osent éclater de rire, parler d’amour, de l’abandon, des regrets. Avec pudeur et sincérité.
En pratiquant le théâtre, ces femmes et ces hommes s’exposent au regard de l’autre, de tous les autres. De séance en séance, entre les murs de la prison, ils réinventent la vie, la faisant jaillir à nouveau, plus forte, plus dangereuse peut-être…
Ce projet s’est imposé comme une nécessité pour Valérie Durin. « En détention, je découvre l’inverse de ce que j’imaginais : un milieu toujours en mouvement et en instabilité, là où j’attendais l’immobilité et l’attente. Des personnes calmes, souriantes, patientes, ennuyeuses ou ennuyées, là où je prévoyais l’agressivité. Des gens en soif de savoir, de comprendre, de connaître, avec l’urgence de partager, de débattre là où je pensais ne trouver que résignation, obscurité et repli sur soi. »
Ecrire pour le théâtre, Valérie Durin le fait depuis 20 ans souvent pour deux, trois ou quatre comédiens au maximum. Contraintes économiques obligent. Pour transmettre cette formidable énergie, cette urgence de vie, elle s’entoure de quinze comédiens amateurs, pour lesquels elle imagine un rôle sur mesure, au plus près de la réalité qu’elle a connue. Le texte est écrit pour être dit par ces personnes en particulier. Les comédiens libres vont incarner les comédiens emprisonnés.
Chaque personnage est une construction. S’engager dans cette aventure théâtrale inédite, c’est aussi pour ces quinze comédiens amateurs, accepter d’affronter de nouveaux défis, travailler avec un auteur vivant sur un texte en mouvement, adopter son personnage, s’adapter à une autre façon de partager le théâtre.

 

Durée : 1h40

Représentation :
Représentation exceptionnelle le samedi 13 avril à 16h
Représentation exceptionnelle le samedi 22 juin à 20h30

Plus d’informations

Auteur Valérie Durin

Mise en scène Valérie Durin

Avec Vincent Dano,Clotilde Vuillemin, Nadia Latreche, Marie-Bé Vullien, Olivier Bourgeois, Agnès Erzetic,

Didier Debreuve, Sandrine Boirel, Guillaume Marcel, Claudine Créac’h, Alexandre Riccitelli,

Stéphane Millot, Pascal Albert-Munoz, Brigitte Sapin, Frédéric Doly

Graphisme Alain Creac’h & Peterbut

Lumière et son Pablo Roy

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LES ÉCRITS CONTRE LA COMMUNE

Pourquoi monter un spectacle sur la Commune de Paris ?
Au-delà de l’intérêt historique et politique, en quoi l’étude de cette période de l’Histoire française, trop peu connue en France même, peut-elle toucher le théâtre ?
Les textes de notre spectacle, extraits de la thèse de Paul Lidsky Les Écrivains contre la Commune, présentent l’intérêt de situer l’artiste, et dans ce cas précis l’écrivain du XIXe siècle, au centre d’un débat toujours contemporain, où il doit se définir par rapport à l’Histoire.
Ce n’est pas sans surprise que nous avons découvert à travers les divers témoignages, les réactions à chaud des écrivains ― dont la qualité n’est plus à vanter ― solidaires de la bourgeoisie apeurée et répressive face à cette « révolution crapuleuse ».
Le paradoxe devient d’autant plus saisissant que ces écrivains, choqués des agissements de la « canaille », sont souvent ceux-là mêmes qui ont introduit le peuple dans la littérature.
Notre intention n’est pas de faire le procès des écrivains mais de faire surgir dans notre mémoire collective l’intensité des conflits d’une société, où le créateur se fait, dans la plupart des cas, le défenseur de l’ordre établi.
La difficulté de notre entreprise a résidé dans la maîtrise du matériau, essentiellement constitué de correspondances, articles de presse, commentaires, sans aucun lien dramaturgique.
Peu à peu sont nés ces personnages, sortes de résidus d’une aristocratie déchue, vaguement nostalgiques des campagnes militaires napoléoniennes, à coup sûr épris de l’ordre social à même de garantir leurs privilèges.
Ils portent un texte dont la violence est à la mesure de la peur éprouvée face à cette véritable révolution qui a menacé les valeurs bourgeoises dans leurs fondements.
De quoi nous interroger sur ce qui fonde notre culture et sur la place de l’artiste dans notre société.

 

Durée : 1h15

Représentations :
Dimanche 28 avril 2019 à 18h30

Ce spectacle est programmé dans le cycle « TROIS ÉPÉES POUR LA COMMUNE« 
Tarif proposé pour les trois spectacles, L’Année Terrible, L’Accusée Louise Michel et les Écrits contre la Commune  : 30 € – Réservations pour le triptyque au 01 48 08 39 74 de 14h à 19h, du lundi au vendredi

Plus d’informations et réservations

Mise en scène Antonio Diaz-Florian
Avec Troupe de l’Épée de Bois.
Scénographie David Léon
Costumes Abel Alba
Lumières Quique Peña
Production Théâtre de l’Épée de Bois

 

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L’ACCUSÉE LOUISE MICHEL

Jouant les avocats du diable, nous faisons un procès de la militante Louise Michel, afin de mieux comprendre son héritage où se mêlent la lutte et l’utopie.

Jour après jour se forgent nos consciences, car nous devons ériger de nouveaux piliers sur lesquels construire le lendemain.

Aux côtés d’autres femmes et d’hommes, Louise Michel a voulu former notre république. Pour mieux la comprendre, nous avons choisi de remémorer ses écrits et ses nombreux procès, à la façon d’enfants joueurs. Elle répond avec la franchise, la conviction et la joie du moment sans pour autant négliger les erreurs toujours possibles dans le feu de l’action. Elle nous sert de modèle, car elle s’est vouée au bien-être de notre pays, celui que nous aimons, celui qui n’oublie pas le sang versé par les citoyens qui ont pris la Bastille et fait la Révolution qui éclaira le monde en 1789. Elle nous rappelle que nous ne devons pas laisser récupérer la République par ceux qui massacrèrent le peuple de Paris en 1871.

L’accusée Louise Michel répondra donc aux questions que chacun souhaiterait lui poser. Ses réponses nous aideront à former pour nous-mêmes d’abord, puis avec nos concitoyens, ce monde toujours rêvé, dont l’idéal s’écrit « Liberté – Egalité – Fraternité ».

Victor Hugo – poème sur Louise Michel (1871)

VIRO MAJOR (extrait)

Ayant vu le massacre immense, le combat
Le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat,
La pitié formidable était dans tes paroles.
Tu faisais ce que font les grandes âmes folles
Et, lasse de lutter, de rêver de souffrir,
Tu disais : « j’ai tué !  » car tu voulais mourir….

Durée : 1h30

Représentations :
Du 7 au 23 février – Prolongations jusqu’au 28 avril 2019

Le dimanche 28 avril à 16h30

Ce spectacle est programmé dans le cycle « TROIS ÉPÉES POUR LA COMMUNE« 
Tarif proposé pour les trois spectacles, L’Année Terrible, L’Accusée Louise Michel et les Écrits contre la Commune  : 30 €  – Réservations pour le triptyque au 01 48 08 39 74 de 14h à 19h, du lundi au vendredi

Plus d’informations et réservations 

Auteur Antonio Diaz-Florian
Inspiré des écrits de Louise Michel
Mise en scène Antonio Diaz-Florian
Avec Troupe de l’Épée de Bois.
Scénographie David Léon
Costumes Abel Alba
Lumières Quique Peña
Production Théâtre de l’Épée de Bois

 

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LES CATHÉDRALES

Programme Avec des extraits des magnifiques Sonates et Partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach. Avec des textes splendides et émouvants d’Auguste Rodin sur l’art, sa place dans l’univers humain, son rôle dans notre vie et sa nécessité pour le bonheur de notre existence.

La grandeur de la musique de Bach et l’ampleur de l’idéal artistique de Rodin se rencontrent. La pensée de ces deux génies jaillit de la même source et je suis persuadé qu’aujourd’hui, plus qu’hier peut-être, il est indispensable d’écouter leur voix nous exprimer ce que nous avons tendance à méconnaître, et parfois même à ignorer. Une grande leçon de beauté et de bonheur.

« Aimons! Admirons!
Faisons qu’autour de nous, on aime et on admire. »
Auguste RODIN

« Faire la musique… Combien j’aimerais que tous ressentent les belles émotions qu’elle porte en elle. L’importance des sentiments dans la vie de chacun est si grande, si vitale. Justement exprimées, il me semble que tout être humain, digne de ce nom, est à même de les éprouver. Qui mieux que la musique peut faire vibrer les coeurs? S’ils en ont envie, nul besoin de s’y connaître, il suffit de se laisser porter. Artiste, ta raison d’être ne se justifie que par ta capacité à faire aimer.  » Patrice FONTANAROSA

(…) c’est à travers l’écriture de ce « sculpteur-peintre  » que le musicien peut nous raconter son amour de l’art, du travail et de la vérité. Il peut nous dire : « Cherchez la beauté ! Soyez vrais ! L’art est une magnifique leçon de sincérité !  » (…) Muriel MAYETTE, directrice de la Comédie Française (2006 à 2014)

Durée : 1h15

Représentation :
Représentation exceptionnelle le samedi 20 avril à 16h

Plus d’informations

Musique Sonates et Partitas (extraits) Jean-Sébastien Bach

Texte « Les Cathédrales de France » (extraits) Auguste Rodin

Musique (Violon) Patrice Fontanarosa

Avec Odile Michel et Patrick Olivier

Lumières Michel Baumann

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LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINH

M. Linh a fui son pays ravagé par la guerre. Le voilà, au terme d’une traversée éprouvante, qui débarque dans un port occidental, une modeste «valise de cuir bouilli» posée à ses pieds, et sa petite fille blottie dans ses bras : Sang diû. Un prénom qui signifie «matin doux». Mais c’est un froid glacial qui accueille l’exilé et la petite. Il faudra l’homme au banc et sa voix grave pour que la vie de M. Linh reprenne du sens. Entre les deux hommes, une étrange amitié se noue. L’un parle, l’autre écoute. Ils se comprennent, non avec les mots mais avec le cœur. Et un rien déchire la grisaille … jusqu’à ce que …

Une histoire d’exil, d’amitié et de folie, adaptée du roman de Philippe Claudel, l’auteur des « Âmes Grises », le réalisateur de « Il y a longtemps que je t’aime ».

Un spectacle, empli d’humanité, joué près de 250 fois.

Durée  1h15

Représentations
Du 15 au 20 avril 2019
Du lundi au samedi à 20h30, le samedi à 16h

Plus d’informations

 

Auteur Philippe Claudel

Adaptation et Mise en scène Sylvie Dorliat, Célia Nogues

Avec Sylvie Dorliat

Lumières David Dubost

Visuel Hama

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ELISABETH BAM

Est-ce bien une pièce de théâtre ? Avec « Elisabeth Bam », on n’est sûr de rien.
Alors pourquoi « Elisabeth Bam » ?
Parce que, comme la rose, elle est sans pourquoi.

Durée  1h

Représentations
Du 1er au 13 avril 2019
Du lundi au samedi à 20h30, le samedi à 16h

Plus d’informations

 

Auteur Daniil Harms

Adaptation et Mise en scène Claude Merlin

Avec Camille Thomas, Marc Buard, Basile – Bernard De Bodt, Bielka,
Guy Cambreleng et Jacques Alwright

 

Avec le soutien du Théâtre Berthelot et la ville de Montreuil , de La Parole Errante.

En coproduction avec Théâtre A Toi Pour Toujours et Le Champ les Arts Vivants et en producteur délégué Selectron Libre

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L’ANNÉE TERRIBLE – Courts extraits

Lorsqu’ autour de nous tout devient confus et que le pouvoir met les citoyens aux abois, nous faisons appel au Poète qui a vécu l’année terrible (1870-1871) où l’on a bradé notre pays au puissant envahisseur en même temps que l’on massacrait nos frères de la Commune.

Durée : 1h15

Représentations :
Prolongations du 13 janvier 2019 au 28 avril 2019
Ce spectacle a été programmé du 9 septembre 2018 au 21 octobre 2018, puis prolongé jusqu’au 16 décembre 2018

Plus d’informations et réservations

Auteur Victor Hugo
Adaptation et interprétation Antonio Diaz Florian
Production Théâtre de l’Épée de Bois

 

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ROBERTO ZUCCO

Une nuit en 1986, Roberto Zucco s’évade de la prison dans laquelle il a été incarcéré pour le meurtre de son père. Il va alors mener une cavale délirante à travers toute la France où il rencontrera diverses personnalités, toutes illustratrices de la quête d’identité de l’Homme.
Alors qu’il est sans cesse traqué par les inspecteurs français et italiens, son visage d’ange ne fera qu’intriguer. Il fascine. C’est un véritable mythe moderne. Chaque individu qu’il rencontre ne fait qu’illustrer une prison intime, que nous avons tous.

Qui sommes-nous ? Quelle place trouver dans notre société ? Quelle est notre part de liberté ? Les mots de Koltès ainsi que notre primordiale inspiration du fait divers originel tentent d’y répondre. Cette histoire est une grande épopée que le personnage de Zucco, ainsi que ses rencontres, traversent avec violence, poésie, peur, humour et désir.

Durée  1h20

Représentations
Du 28 mars au 07 avril 2019
Du jeudi au samedi à 20h30, samedi et et dimanche à 16h

À partir de 13 ans

Plus d’informations

Auteur Bernard-Marie Koltès

Mise en scène Rose Nöel

Assistant à la mise en scène Simon Cohen

Avec Lola Blanchard, Axel Granberger, Akrem Hamdi, Rose Noël,

Sixtine Païtard Gilardoni, Mélie Torrell, Jonathan Turnbull et Clyde Yeguete

Accompagnements musicaux Martin Sevrin et Natalia Bacalov

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CAFÉ POLISSON

Café Polisson réunit des chansons du Second Empire et de la Belle époque. Qu’elles soient cruelles ou drôles, le cabaret Parisien leur offre un écrin pour raconter les vicissitudes de l’existence. Dans la capitale du plaisir on se presse au caf conc’ se divertir en écoutant des chansons. La prostitution est au cœur de l’activité théâtrale. Mais le style « beuglant » assimile le métier de chanteuse à celui de prostituée ou de cocotte.

Yvette Guilbert est la première artiste à rompre avec la vulgarité. Elle chante l’omniprésence de la sexualité dans la vie et la misère cachée, la vie des petites gens, les quartiers populaires.

« Elle révèle aux âmes toutes leurs peines, toutes leurs joies, toutes leurs vertus, leurs grimaces et aussi leurs vices ».

La femme chantante devient alors l’artisan de son émancipation. Nathalie Joly chante l’éternel féminin et rend hommage à ces courtisanes, demi-mondaines, pierreuses, buveuses d’absinthe, gueuses, gommeuses et fleurs de trottoir …

Durée (estimation) : 1h15

Représentations :
Du 4 mars au 3 avril 2019
Du lundi au mercredi à 20h30

À partir de 15 ans

 

Plus d’informations

Auteur et conception Nathalie Joly

Mise en scène Jacques Verzier

Avec

Chant Nathalie Joly, Jacques Verzier ou Gilles Vajou

Danse Bénédicte Charpiat

Bandonéon Carméla Delgadopiano

Trompette Jean-Pierre Gesbert

Décor et scénographie Jean-Jacques Gernolle

Peinture Maïté Goblet

Costumes Claire Risterucci

Lumière Carla Tomé

Son Vincent Crenn, Olivier Lagier

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