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Stage // KAORI ITO et ERIC CARAVACA – Aller vers ce qui ne se voit pas. Les fantômes de l’âme

 

 

« Quand je suis arrivée en France, je ne parlais pas la langue alors j’essayais de tout comprendre par les gestes. La danse m’a sauvée pour comprendre le monde, le monde qui est visuel et n’est pas forcement prononcé.

Entre les gestes, il y a beaucoup de dialogues, beaucoup d’échanges autres que ce qui se voit. J’ai beaucoup travaillé sur ces fantômes autour de nous.

Un jour, j’ai entendu Éric Caravaca parler à la radio. J’ai été étonnée d’entendre autant de choses qui me ressemblaient. Il parlait de la mort comme des vivants. J’ai voulu lui parler pour travailler avec lui, donner un stage ensemble.

Dans ce stage, j’aimerais travailler sur les fantômes, les présences invisibles qui sont perceptibles. Le théâtre parle de fantômes. On cite le texte de quelqu’un qui n’est plus là et on peut aussi faire dialoguer le passé et le présent.

Dans le théâtre Nô, souvent les héros sont des fantômes. Ce sont des morts qui veulent aller vers la mort. Au Japon, on vit toujours avec les fantômes. Il y a des fantômes drôles, le fantôme qui veut nettoyer le mur mais qui fait une tache, le fantôme qui aime être en hauteur et qu’on aperçoit à travers la fenêtre…etc. Quand il y a une présence forte et inexplicable, il y a souvent les fantômes.  En tant qu’acteur, ou danseur, nous avons tous besoin de cette présence cachée qui élargit au-delà de nous.  J’aimerais questionner ce sujet dans ce stage.  Mais surtout, j’aimerais travailler dessus avec beaucoup d’humour et d’humanité, parce que souvent, la mort nous donne envie de vivre et de rire de la vie.

Nous allons faire beaucoup d’exercices d’improvisation pour nous habituer à connaitre le corps de chacun et travailler sur la notion d’espace et sur le groupe. J’aimerais que chacun trouve une danse, une manière de bouger unique qui lui appartient. Nous allons aussi travailler avec des images de paysages, des marionnettes et le vide pour essayer de vider nos corps le plus possible pour faire sortir des éléments essentiels.

Dans la philosophie japonaise, l’imagination est très importante. J’aimerais donc partager ces expériences avec vous. »

Kaori Ito

 

Coût pédagogique : 300€ individuel  / 600€ organisme

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Stage // MC. PIETRAGALLA, J. DEROUAULT, JF. DUSIGNE – L’acteur-danseur : Koltès et le Théâtre du Corps

Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès

Stage dirigé par Marie-Claude PIETRAGALLA, Julien DEROUAULT et Jean-François DUSIGNE

Du 21/05/2019 au 01/06/2019 

Lieux et horaires :

  • ARTA, Cartoucherie, route du champ de manœuvre, 75012 Paris
    Du mardi 21 mai au lundi 27 mai 2019 (du lundi au jeudi de 11h à 18h, et le vendredi de 12h à 19h, repos samedi 25 et dimanche 26 mai)
  • Théâtre du Corps, 59 Rue Marcelin Berthelot 94140 Alfortville 
    Du mardi 28 mai au samedi 1 juin 2019 de 12h30 à 18h30.

Prérequis :

– Dans ce travail de recherche qui mêle danse et théâtre, le corps comme outil d’expression est essentiel ; d’où la nécessité d’une bonne condition physique et d’une certaine endurance pour pouvoir « creuser » physiquement son personnage et développer de nouveaux automatismes.

– Un extrait de différentes séquences de La solitude des champs de coton sera préalablement distribué à l’ensemble des participants dès leur candidature, de sorte que chacune et chacun puisse à l’entrée du stage avoir déjà mémorisé entièrement le texte, sans se préoccuper de questions de distributions des rôles

Objectif pédagogique : les défis et enjeux du Théâtre-Danse.

Réunir, pour créer ensemble, des artistes issus de la danse et du théâtre, ouvre de très riches perspectives, incite mutuellement à faire parler les corps, à s’appuyer sur les souffles que requièrent phrasés, débits, ponctuations et rythmes…

Comment éprouver, combiner l’élan de la danse et la dynamique de la parole, associer intentionnalité, conduite des actions psycho-physiques, désir de dire, ressenti émotionnel et impulsion du mouvement ?

il y a analogie entre page et plateau à partir du moment où corps et voix s’accordent pour écrire ensemble des trajectoires dans l’espace d’une scène délimitée. Le mouvement se dessine en volumes et se ponctue par la combinaison du souffle, du geste, de la voix, en arrêts, suspensions, syncopes. Chaque transition significative de la pensée peut ainsi se traduire par un changement d’attitude, ce qui cristallise ces instants-charnières  du parcours dramatique. Il est juste alors de parler de partition ou de texte scénique.  Il peut alors y avoir maillages, entrelacs entre divers partitions, notamment partitions gestuelles et vocales, celles-ci pouvant opérer de manière non redondante en contre-points, jouant de ces écarts ou entre-deux féconds pour le travail métaphorique.

Ne serait-ce que pour parvenir à combiner maîtrise et instinct, confronter les techniques et apprendre les méthodes issues des différentes disciplines multiplient les potentialités créatrices. Par l’entraînement, chacun se rendra apte à alterner les approches, pour trouver ainsi la liberté de pouvoir emprunter consciemment différentes voies de passage…

Tels sont les enjeux de cette rencontre pratique, exploratoire, autour d’un auteur majeur du répertoire contemporain : Bernard-Marie Koltès.

L’hostilité est déraisonnable.

Le premier acte de l’hostilité,

Juste avant le coup,

C’est la diplomatie,

Qui est commerce du temps.

Elle joue l’amour en l’absence de l’amour,

Le désir par répulsion.

Mais c’est comme une forêt en flammes traversée par une rivière :

L’eau et le feu se lèchent,

Mais l’eau est condamnée à noyer le feu,

Et le feu forcé de volatiliser l’eau.

L’échange des mots ne sert qu’à gagner du temps avant l’échange des coups,

Parce que personne n’aime recevoir des coups et tout le monde aime gagner du temps.

Bernard-Marie Koltès

 

Tout acte de parole, même le plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre du personnage. Et c’est par une friction organique, par la pulsation rythmée et vibrante de leurs ondes sonores que les phonèmes associent, rebondissent et voyagent entre nous, ouvrant les imaginaires.

Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions sonores, libérer les énergies, canaliser le phrasé, soutenir le flux vocal, puis laisser résonner, interagir, attirer, repousser, désirer, séduire, donner, recevoir, livrer combat, dans l’accueil du silence. Joutes verbales et corps à corps gravitant, dans l’espace du no man ‘s land.

 

Programme de la première semaine, à ARTA 

Mené par Jean-François Dusigne, le travail sur le souffle de la parole conduira à s’appuyer sur l’énergétique des mots, suivre les impulsions du texte de Bernard-Marie Koltès, pour en délivrer ses flux de parole, précisément et concrètement, chaque rôle étant abordé comme une partition spécifique, à prendre viscéralement à bras-le-corps.

L’entraînement visera, par le souffle et la mobilisation diaphragmatique, à l’éveil de la conscience, à la stimulation du corps-esprit dans ses capacités d’associations, de réminiscences sensitives, kinesthésiques et d’ « engramme » de l’expérience vécue, ce qui conduit, par un travail régulier et systématique sur ses structures profondes, à l’épanouissement de ses capacités.

Engager le corps et chercher la rapidité du débit, conjuguer amplitude, souplesse et  fluidité, parvenir à alterner dans tous les rythmes contraction et lâcher prise, tension, soutien, suspension, détente. Au lieu de se dire : je ne « trouve pas l’inspiration », se laisser inspirer, tout simplement… Et ce faisant, affirmer.

La voix reflète la mise à nu, révèle l’intime à ciel ouvert. L’acteur n’a pas à montrer, mais à se laisser dévoiler. Tout se perçoit, tout filtre déjà, à travers le souffle et le timbre.

Respirer organiquement le texte, travailler rythmiquement attaques et accents, être attentif à la compression ou à la dilatation du débit à travers les syllabes longues ou brèves, timbrer les voyelles, rebondir sur la percussion des consonnes sont différentes manières de parier sur la scansion du texte, sur sa « musicalité », pour contribuer au surgissement des sensations, des pensées, des sentiments dont s’imprègne l’acte même d’une parole de désir ou de manque, dont l’urgence est de s’accrocher à vivre.

En bref, donner du jeu, c’est ouvrir du sens.  Il s’agit moins de chercher  à « donner du sens », qu’à  « être dans le sens » en se laissant guider par le mouvement des mots, qui induisent la direction de l’action.

La parole peut séduire, griser, enivrer, selon que, pour citer Le plaisir du texte de Barthes« ça granule, ça grésille, ça caresse, ça rape, ça coupe : ça jouit. »

 

Programme de la seconde semaine, au Théâtre du Corps :

Le but de cette seconde semaine, dirigée par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, est d’atteindre de nouvelles dispositions corporelles, de nouvelles compétences de jeu : pour y parvenir, le travail de la seconde semaine commencera par une recherche de « matière » chorégraphique afin de développer son personnage.

Puis, pour atteindre une meilleure connaissance des possibilités gestuelles, chorégraphiques liées au jeu, le participant sera amené à affiner ce travail préparatoire pour unir les deux écritures : corps et texte.

Enfin afin de rendre compte du dialogue entre les 2 personnages de cette pièce, le rapport à l’autre clôturera ce programme pour que l’imaginaire conçu précédemment s’accorde à celui de son partenaire de jeu.

Comment appréhender un personnage à travers son corps, à travers une poétique du geste ? Il faudra définir une véritable identité gestuelle des personnages, définir un inconscient corporel qui permette de prolonger une intention, de plonger dans le texte à travers une métaphysique organique, qu’elle soit structurée ou improvisée.

Le travail de gestion de l’espace sera également à définir, à intérioriser pour que le dialogue s’instaure dans un lieu, mais aussi une dynamique car la « perte » de temps chère à Koltès précédent le conflit doit se corréler avec une prise d’espace personnel, mais également une appropriation de l’espace de l’autre. Comment l’imaginer ? Comment définir son propre espace (mental, physique) ?

Dans ce dialogue où de longs monologues s’entremêlent, comment réagir à la voix de l’autre, à sa rythmique, son intensité ? Quoi faire, comment évoquer l’intériorité du personnage qui reçoit le texte ? Comment le mouvement ou l’absence de mouvement (même si l’immobilité est chorégraphie également) peut structurer le texte, son débit, sa pesanteur ?

Un travail spécifique sera demandé et attendu sur la relation à l’autre, la compréhension du mouvement de l’autre pour créer une chorégraphie à deux, attentive au texte, à sa rythmique, sa compréhension et sa poésie.

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Stage // KASSIM BAYATLY – Le théâtre intermédiaire : quand l’acteur s’inspire des traditions soufies et de la danse orientale

Horaires : lundi 10-17h, mardi et mercredi 11-18h, jeudi et vendredi 12-19h, et le samedi de 14h à 18h.

Ce stage de pratique intensive sera dirigé par Kassim Bayatly et Jean-François Dusigne (qui a invité le metteur en scène et professeur irakien dans le cadre de ses recherches d’atelier « Le souffle de la parole, les impulsions du texte »).

Kassim Bayatly invite à un retour aux sources du théâtre, aux mouvements, aux gestes et aux signes. Pour ce faire, il est allé se ressourcer dans la culture arabo-musulmane, dans la perspective d’établir un lien entre le théâtre moyen-oriental et le théâtre européen. Partant de cette nécessité de l’échange et de la rencontre avec la tradition ancestrale, avec son propre héritage culturel et cultuel, Kassim Bayatly tire inspiration des pratiques rituelles soufies, de la danse orientale et des mythes, qui fondent son art théâtral.

C’est toujours en se ressourçant dans la tradition arabo-musulmane qu’il a pu constater la richesse du vocabulaire définissant le corps (jismbadanejassad). En même temps, il a dépisté dans la culture traditionnelle une variété de voix, de rythmes (iqa’at), de mélodies (maqamat) et de récits (hakawati) dont la force réside dans la capacité de produire des actes artistiques utilisant les énergies cachées du corps.

Ce retour au passé vise à dégager les potentialités sensibles et spirituelles qui doivent servir de méthodes de pédagogie de l’acteur, appréhendé comme une unité complexe associant organicité corporelle et vie psychique.

Objectifs du stage

 Perspectives exploratoires

  1. Une expérience théâtrale à l’intersection des cultures
  2. Les différents types de mouvements physiques et organiques dans le travail de l’acteur
  3. L’interaction de l’improvisation de l’acteur avec celle du metteur en scène
  4. Patrimoine et énergie individuelle dans la créativité artistique
  5. La culture arabe et les problématiques du théâtre
  6. Techniques physiques et mentales dans la pratique soufie.

 Programme du stage

 Initiations et pratique

  1. les traditions orales (conteur, joutes poétiques)
  2. techniques physiques et mentales tirées des rites soufis

 Expérimentations dans un cadre de recherche-création

  1. Exercices physiques et psychiques : structure spécifique de positions et de mouvements aux énergies variées. Exemple : exercice du courage, de la peur, la paresse, etc.
  2. Exercices rythmiques relatifs à la dynamique du corps , mouvements physiques et rythmes de la musique arabe, actions physiques combinées à la voix (parlée et chantée),
  3. Exercices sur la traduction de l’action verbale en action corporelle
  4. Attention, échanges et interactions entre objet, corps.
  5. l’individu et le choeur, travail sur l’énergie et les structures typologiques.

Ensuite, le matériel du travail réalisé avec les participants sera utilisé en relation au sujet d’une courte pièce, écrite par le maître Sufi Sahrawardi du XIIème siècle, pour créer une structure dramaturgique qui aura la forme d’une performance, de 10 ou 15 minutes.

 > Conférence publique de Kassim Bayatly : Les sources du théâtre intermédiaire. Perspective d’une pédagogie théâtrale et la tradition arabo-islamique, le 14 janvier à 18h30 à l’Institut National de l’Histoire de l’art. INHA, 2 rue Vivienne, salle Walter Benjamin, 75002, Paris

> Présentation publique du spectacle spirit without home , conçu et mis en scène par Kassim Bayatly,

avec les acteurs de sa troupe du kurdistan irakien :

– Fakhradeen Taha Nabi

– Dijwar Salman Khalid

– Rezan Mohammed Tahir

– Harman Hashim Hamid

Le samedi 19 janvier 2019 à ARTA, 16h.

 

Regardez la vidéo !

 


 

Kassim BAYATLY, irakien, nationalisé italien, est metteur en scène, comédien et chercheur.

Diplômé de l’Institut des Beaux Arts à Bagdad (1976), Kassim Bayatly a poursuivi ses études universitaires à Bologne en Italie, où il a obtenu son doctorat en « Dramaturgie, arts, musiques et spectacles » (1990).

Il a créé son groupe théâtral AL-ARKAN à Florence en 1984, et mis en scène plusieurs pièces de théâtre (Histoire d’un Ascète, 1984 ; Hay Ibn Yaqzan, 1986, L’Isthme, lueur d’Orient, 1988, etc.), ce qui lui a valu le prix de l’université de Bologne en 2002.

Au cours de son parcours artistique, il s’est rapproché d’Eugenio Barba avec lequel il s’est lié d’amitié, comme en témoigne la préface faite par Barba du livre de Bayatly, La mémoire du corps, de même que leur voyage ensemble en Egypte, au « festival du théâtre expérimental » en 2001.

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Summer Lab de Annabelle Chambon, Cédric Charron Troubleyn et Jan Fabre

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Masterclass Annabelle Chambon, Cédric Charron Troubleyn et Jan Fabre, CDC Atelier de Paris ©DR

Avec Annabelle Chambon, Cédric Charron Troubleyn et Jan Fabre

De l’action à l’interprétation
Le SUMMER LAB de 3 semaines sera mené par Annabelle Chambon et Cédric Charron, deux interprètes qui travaillent depuis 16 ans avec Jan Fabre sur de nombreux projets et sont à l’origine du projet Jan Fabre Teaching Group. Ce summer lab est le prolongement de la masterclass donnée par Jan Fabre, Annabelle Chambon et Cédric Charron en mars 2016. Dans la tradition de Stanislavski, Meyerhold ou encore Grotowski, Jan Fabre a créé tout au long de sa carrière un ensemble d’« exercices » pour préparer ses performers à la scène. Ces « lignes directrices pour le performer du 21e siècle » sont devenues la base de sa pédagogie et trouvent concrètement leur écho dans son oeuvre. Elles visent à intensifier et améliorer structurellement la recherche du potentiel d’interprétation corporelle des performers. L’exploration du pouvoir évocateur du « corps dans son ensemble » représente ici un fil conducteur : l’imagination et la conscience corporelle s’intensifient progressivement et le performer est mis au défi d’atteindre un état de transformation physique.

OPEN STUDIO
vendredi 13 juillet à 16h
entrée libre sur réservation

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Masterclass de Myriam Gourfink avec l’intervention de Gianna Dupont et de Kasper T.Toeplitz

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Masterclass Myriam Gourfink, CDC Atelier de Paris ©DR

Générer

Avec l’intervention de Gianna Dupont et de Kasper T.Toeplitz

Depuis une vingtaine d’années Myriam Gourfink introduit les techniques de respiration et de méditation du yoga au coeur du processus de composition. La danse est guidée par l’élasticité des mouvements respiratoires. En s’autorisant à prendre tout le temps nécessaire pour réellement sentir le danseur comprend que le souffle lui permet de transférer son poids de façon continue de millimètre en millimètre tout en restant complètement en équilibre. Ainsi cette danse naît de l’imbrication : du temps que l’interprète s’octroie pour l’effectuer, de sa connaissance de la répartition des poids et des contrepoids pour se mouvoir sans tension, de son amplitude et fluidité respiratoire. Ces trois aspects et leurs enchevêtrements fondent une danse qui se conçoit dans une idée de passage perpétuel.
Cet atelier proposera un travail immersif en invitant les stagiaires à vivre la pratique corporelle et mentale à l’origine des processus de la chorégraphe, et en partageant avec eux les outils de composition qu’elle a développé en s’inspirant des pratiques du champ musical actuel et en étudiant la Cinétographie Laban.

OPEN STUDIO
vendredi 12 mai à 16h
entrée libre sur réservation

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Masterclass de Daniel Linehan

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Masterclass Daniel Linhan, CDC Atelier de Paris ©Peggy Jarrell Kaplan

Principes de l’incertitude

Dans ce workshop, les participants découvriront des techniques de création ainsi que des pratiques physiques issues du processus de travail de Daniel Linehan. Daniel Linehan commence chaque processus de travail, y compris cet atelier, en partant du point de vue qu’il n’a aucune idée de ce que sera le résultat. Il commence avec un ensemble de principes, de pratiques et de matériels. Ensuite, par un processus d’alchimie, il combine ces matériaux chorégraphiques de manières différentes afin de découvrir d’imprévisibles possibilités. Daniel Linehan aborde la chorégraphie comme s’il créait un jeu. Tout d’abord, il en établit les règles, ensuite il explore les possibilités à l’intérieur de ces règles, enfin, il décide s’il est nécessaire d’enfreindre les règles, et quand. Le workshop abordera les questions de rythme et de pulsion, de corps et de voix, de choix et d’intuition, d’auto-coordination et de coordination avec les autres danseurs, ainsi que de la réactivité à l’inattendu.

OPEN STUDIO
vendredi 14 avril à 16h
entrée libre sur réservation

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Mithuna

La Compagnie Annette Leday/Keli
présente

Mithuna
Spectacle chorégraphique
durée : 1h

Chorégraphie : Annette Leday
Danseurs : Hélène Courvoisier, Kalamandalam Unnikrishnan Nair,
Sadanam Manikandan
Musique : Suites pour violoncelle de J.S. Bach 
Chenda  percussions 
Extraits de texte : « Les Marches du Vide » de Lokenath Bhattacharya
Voix : Annette Leday

Représentations : du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h
Prix des places : 15 € (individuels), 12 € (collectivités, demandeurs d’emploi), 9 € (scolaires, étudiants – de 26 ans)
Location : 01 43 98 20 61 (ARTA, du lundi au vendredi de 11h à 18h) || 07 58 19 94 81 || annette.leday.cie@free.fr || Fnac || Théâtre Online

 

La notion de mithuna englobe une réflexion sur le genre, celui des mots, celui des moments et celui des êtres. Mithuna est la conjonction des diversités, la confrontation explosive des différences, leurs ensemencements fertiles et créatifs.

L’histoire de la compagnie est une histoire poétique singulière fondée sur des années de confiance et de pratique créative. Une histoire d’amour entre des danseurs de Kathakali de l’Inde et des danseuses contemporaines françaises, entre Annette Leday et le Kerala. La chorégraphie de Mithuna s’appuie sur cette longue complicité. On y revisite les duos les plus emblématiques de nos précédentes créations en les déconstruisant pour en extraire l’essence et mettre en lumière l’intensité de la rencontre.

« Mithuna raconte en quelque sorte notre histoire et porte témoignage d’un dialogue créatif entre l’Ouest et l’Est installé dans la durée. Une émotion singulière se dégage de la grande simplicité de la proposition liée à la maturité des danseurs dont le poids de l’expérience crée la particularité de l’échange. »
Annette Leday

La compagnie Annette Leday/Keli est composée de danseurs indiens formés au Kathakali et de danseuses contemporaines françaises. À l’occasion de sa présence au Théâtre du Soleil, elle propose des formules de préparation au spectacle.

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Masterclass de Vincent Dupont avec Valery Joly et Maxime Fabre

MASTERCLASSE VINCENT DUPONT Atelier de Paris - Carolyn Carlson, du lundi 26 au vendredi 31 octobre 2015.. Open studio le 31 octobre 2015. avec : Vinvent Dupont et les stagiaires (© photo : Patrick Berger)

Masterclas Vincent Dupont Atelier de Paris – Carolyn Carlson, du lundi 27 mars au samedi 1er avril 2017.
avec : Vinvent Dupont et les stagiaires
(© photo : Patrick Berger)

Corps soufflé

Avec Valery Joly et Maxime Fabre

Porté par la conviction que la transversalité des arts crée du sens, Vincent Dupont propose lors de cet atelier un espace d’expérimentation et de réflexion autour de deux écritures : celle du corps et celle de la voix. Deux écritures qui avanceraient ensemble, simultanément, sans que l’une ne domine l’autre, permettant à la présence de chacun de trouver de nouveaux points d’appui, une nouvelle articulation. Pour atteindre cet espace, Vincent Dupont, accompagné de Valery Joly et Maxime Fabre, mettra en place différentes stratégies d’échauffement, de pratique et de réflexion. En appréciant la respiration, comme le premier mouvement, celui des poumons, incessant, rythmique et sonore, les participants tenteront d’en saisir toutes les résonances transmises à l’ensemble du corps. Ces résonances, où le son et le mouvement sont intimement liés, entraîneront les danseurs vers des espaces d’improvisation au contact de leur propre souffle. Ils essaieront aussi de saisir comment dans certaines circonstances deux écritures peuvent trouver, à l’intérieur d’une vibration commune, un point d’équilibre et projeter, à cet instant précis, une nouvelle partition.

OPEN STUDIO
samedi 1er avril à 16h
entrée libre sur réservation

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Vidhya Subramanian danse « En hommage à Kalanidhi »

Arta, Hamsaya et le Théâtre du Soleil sont heureux d’accueillir la grande danseuse de Bharata Natyam Vidhya Subramanian pour une soirée d’hommage à son maître Kalanidhi NARAYANAN.

Programme de la soirée :
Première partie :  MARGAM (suite de danses) où la danseuse Vidhya incarne la femme tour à tour déesse, amante et mère.
Deuxième partie : Vidhya interprétera accompagnée par la chanteuse Bhavana PRADYUMNA, 3 pièces en hommage à Kalanidhi NARAYANAN

Représentation le 23 mars à 20h 30 au Théâtre du Soleil, Cartoucherie, 75012 Paris

Prix des places : 18€ (individuels), 14€ (collectivités, demandeurs emploi), 10€ (adhérents ARTA, scolaires, étudiants moins de 26 ans)
Location : 01 43 98 20 61 (du lundi au vendredi de 11h a 18h)

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Masterclass de Gisèle Vienne avec Anja Röttgerkamp

MASTERCLASSE GISELE VIENNE Atelier de Paris - Carolyn Carlson, du lundi 11 au samedi 16 avril 2016 Open studio le samedi 16 avril 2016. avec : Gisele Vienne, Anja Röttgerkamp et les stagiaires (© photo : Patrick Berger)

MASTERCLASSE GISELE VIENNE Atelier de Paris – Carolyn Carlson, du lundi 11 au samedi 16 avril 2016
Open studio le samedi 16 avril 2016.
avec : Gisele Vienne, Anja Röttgerkamp et les stagiaires
(© photo : Patrick Berger)

Cette masterclass s’inscrira dans le prolongement de celle donnée en avril 2016. Elle sera l’occasion d’approcher le répertoire de la chorégraphe et metteur en scène, et de découvrir ou redécouvrir son travail à partir des matériaux qui sont la base de sa nouvelle création, pour une quinzaine de danseurs. Développé à partir des réflexions d’Henri Hubert et Marcel Mauss sur le sacrifice, et de Georges Bataille sur le rituel et l’art, ce projet interrogera le besoin de violence dans notre société civilisée, et les lieux possibles de son expression. La pièce articulera de manière très dynamique l’immobilité, le tableau vivant, le mouvement arrêté, le mouvement décomposé et son développement fluide, voire précipité.

OPEN STUDIO 
samedi 25 février à 16h
entrée libre sur réservation

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