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Stage // KAORI ITO et ERIC CARAVACA – Aller vers ce qui ne se voit pas. Les fantômes de l’âme

 

 

« Quand je suis arrivée en France, je ne parlais pas la langue alors j’essayais de tout comprendre par les gestes. La danse m’a sauvée pour comprendre le monde, le monde qui est visuel et n’est pas forcement prononcé.

Entre les gestes, il y a beaucoup de dialogues, beaucoup d’échanges autres que ce qui se voit. J’ai beaucoup travaillé sur ces fantômes autour de nous.

Un jour, j’ai entendu Éric Caravaca parler à la radio. J’ai été étonnée d’entendre autant de choses qui me ressemblaient. Il parlait de la mort comme des vivants. J’ai voulu lui parler pour travailler avec lui, donner un stage ensemble.

Dans ce stage, j’aimerais travailler sur les fantômes, les présences invisibles qui sont perceptibles. Le théâtre parle de fantômes. On cite le texte de quelqu’un qui n’est plus là et on peut aussi faire dialoguer le passé et le présent.

Dans le théâtre Nô, souvent les héros sont des fantômes. Ce sont des morts qui veulent aller vers la mort. Au Japon, on vit toujours avec les fantômes. Il y a des fantômes drôles, le fantôme qui veut nettoyer le mur mais qui fait une tache, le fantôme qui aime être en hauteur et qu’on aperçoit à travers la fenêtre…etc. Quand il y a une présence forte et inexplicable, il y a souvent les fantômes.  En tant qu’acteur, ou danseur, nous avons tous besoin de cette présence cachée qui élargit au-delà de nous.  J’aimerais questionner ce sujet dans ce stage.  Mais surtout, j’aimerais travailler dessus avec beaucoup d’humour et d’humanité, parce que souvent, la mort nous donne envie de vivre et de rire de la vie.

Nous allons faire beaucoup d’exercices d’improvisation pour nous habituer à connaitre le corps de chacun et travailler sur la notion d’espace et sur le groupe. J’aimerais que chacun trouve une danse, une manière de bouger unique qui lui appartient. Nous allons aussi travailler avec des images de paysages, des marionnettes et le vide pour essayer de vider nos corps le plus possible pour faire sortir des éléments essentiels.

Dans la philosophie japonaise, l’imagination est très importante. J’aimerais donc partager ces expériences avec vous. »

Kaori Ito

 

Coût pédagogique : 400€ individuel  / 800€ organisme

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Stage // MC. PIETRAGALLA, J. DEROUAULT, JF. DUSIGNE – L’acteur-danseur : Koltès et le Théâtre du Corps

Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès

Stage dirigé par Marie-Claude PIETRAGALLA, Julien DEROUAULT et Jean-François DUSIGNE

Du 21/05/2019 au 01/06/2019 

Lieux et horaires :

  • ARTA, Cartoucherie, route du champ de manœuvre, 75012 Paris
    Du mardi 21 mai au lundi 27 mai 2019 (du lundi au jeudi de 11h à 18h, et le vendredi de 12h à 19h, repos samedi 25 et dimanche 26 mai)
  • Théâtre du Corps, 59 Rue Marcelin Berthelot 94140 Alfortville 
    Du mardi 28 mai au samedi 1 juin 2019 de 12h30 à 18h30.

Prérequis :

– Dans ce travail de recherche qui mêle danse et théâtre, le corps comme outil d’expression est essentiel ; d’où la nécessité d’une bonne condition physique et d’une certaine endurance pour pouvoir « creuser » physiquement son personnage et développer de nouveaux automatismes.

– Un extrait de différentes séquences de La solitude des champs de coton sera préalablement distribué à l’ensemble des participants dès leur candidature, de sorte que chacune et chacun puisse à l’entrée du stage avoir déjà mémorisé entièrement le texte, sans se préoccuper de questions de distributions des rôles

Objectif pédagogique : les défis et enjeux du Théâtre-Danse.

Réunir, pour créer ensemble, des artistes issus de la danse et du théâtre, ouvre de très riches perspectives, incite mutuellement à faire parler les corps, à s’appuyer sur les souffles que requièrent phrasés, débits, ponctuations et rythmes…

Comment éprouver, combiner l’élan de la danse et la dynamique de la parole, associer intentionnalité, conduite des actions psycho-physiques, désir de dire, ressenti émotionnel et impulsion du mouvement ?

il y a analogie entre page et plateau à partir du moment où corps et voix s’accordent pour écrire ensemble des trajectoires dans l’espace d’une scène délimitée. Le mouvement se dessine en volumes et se ponctue par la combinaison du souffle, du geste, de la voix, en arrêts, suspensions, syncopes. Chaque transition significative de la pensée peut ainsi se traduire par un changement d’attitude, ce qui cristallise ces instants-charnières  du parcours dramatique. Il est juste alors de parler de partition ou de texte scénique.  Il peut alors y avoir maillages, entrelacs entre divers partitions, notamment partitions gestuelles et vocales, celles-ci pouvant opérer de manière non redondante en contre-points, jouant de ces écarts ou entre-deux féconds pour le travail métaphorique.

Ne serait-ce que pour parvenir à combiner maîtrise et instinct, confronter les techniques et apprendre les méthodes issues des différentes disciplines multiplient les potentialités créatrices. Par l’entraînement, chacun se rendra apte à alterner les approches, pour trouver ainsi la liberté de pouvoir emprunter consciemment différentes voies de passage…

Tels sont les enjeux de cette rencontre pratique, exploratoire, autour d’un auteur majeur du répertoire contemporain : Bernard-Marie Koltès.

L’hostilité est déraisonnable.

Le premier acte de l’hostilité,

Juste avant le coup,

C’est la diplomatie,

Qui est commerce du temps.

Elle joue l’amour en l’absence de l’amour,

Le désir par répulsion.

Mais c’est comme une forêt en flammes traversée par une rivière :

L’eau et le feu se lèchent,

Mais l’eau est condamnée à noyer le feu,

Et le feu forcé de volatiliser l’eau.

L’échange des mots ne sert qu’à gagner du temps avant l’échange des coups,

Parce que personne n’aime recevoir des coups et tout le monde aime gagner du temps.

Bernard-Marie Koltès

 

Tout acte de parole, même le plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre du personnage. Et c’est par une friction organique, par la pulsation rythmée et vibrante de leurs ondes sonores que les phonèmes associent, rebondissent et voyagent entre nous, ouvrant les imaginaires.

Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions sonores, libérer les énergies, canaliser le phrasé, soutenir le flux vocal, puis laisser résonner, interagir, attirer, repousser, désirer, séduire, donner, recevoir, livrer combat, dans l’accueil du silence. Joutes verbales et corps à corps gravitant, dans l’espace du no man ‘s land.

 

Programme de la première semaine, à ARTA 

Mené par Jean-François Dusigne, le travail sur le souffle de la parole conduira à s’appuyer sur l’énergétique des mots, suivre les impulsions du texte de Bernard-Marie Koltès, pour en délivrer ses flux de parole, précisément et concrètement, chaque rôle étant abordé comme une partition spécifique, à prendre viscéralement à bras-le-corps.

L’entraînement visera, par le souffle et la mobilisation diaphragmatique, à l’éveil de la conscience, à la stimulation du corps-esprit dans ses capacités d’associations, de réminiscences sensitives, kinesthésiques et d’ « engramme » de l’expérience vécue, ce qui conduit, par un travail régulier et systématique sur ses structures profondes, à l’épanouissement de ses capacités.

Engager le corps et chercher la rapidité du débit, conjuguer amplitude, souplesse et  fluidité, parvenir à alterner dans tous les rythmes contraction et lâcher prise, tension, soutien, suspension, détente. Au lieu de se dire : je ne « trouve pas l’inspiration », se laisser inspirer, tout simplement… Et ce faisant, affirmer.

La voix reflète la mise à nu, révèle l’intime à ciel ouvert. L’acteur n’a pas à montrer, mais à se laisser dévoiler. Tout se perçoit, tout filtre déjà, à travers le souffle et le timbre.

Respirer organiquement le texte, travailler rythmiquement attaques et accents, être attentif à la compression ou à la dilatation du débit à travers les syllabes longues ou brèves, timbrer les voyelles, rebondir sur la percussion des consonnes sont différentes manières de parier sur la scansion du texte, sur sa « musicalité », pour contribuer au surgissement des sensations, des pensées, des sentiments dont s’imprègne l’acte même d’une parole de désir ou de manque, dont l’urgence est de s’accrocher à vivre.

En bref, donner du jeu, c’est ouvrir du sens.  Il s’agit moins de chercher  à « donner du sens », qu’à  « être dans le sens » en se laissant guider par le mouvement des mots, qui induisent la direction de l’action.

La parole peut séduire, griser, enivrer, selon que, pour citer Le plaisir du texte de Barthes« ça granule, ça grésille, ça caresse, ça rape, ça coupe : ça jouit. »

 

Programme de la seconde semaine, au Théâtre du Corps :

Le but de cette seconde semaine, dirigée par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, est d’atteindre de nouvelles dispositions corporelles, de nouvelles compétences de jeu : pour y parvenir, le travail de la seconde semaine commencera par une recherche de « matière » chorégraphique afin de développer son personnage.

Puis, pour atteindre une meilleure connaissance des possibilités gestuelles, chorégraphiques liées au jeu, le participant sera amené à affiner ce travail préparatoire pour unir les deux écritures : corps et texte.

Enfin afin de rendre compte du dialogue entre les 2 personnages de cette pièce, le rapport à l’autre clôturera ce programme pour que l’imaginaire conçu précédemment s’accorde à celui de son partenaire de jeu.

Comment appréhender un personnage à travers son corps, à travers une poétique du geste ? Il faudra définir une véritable identité gestuelle des personnages, définir un inconscient corporel qui permette de prolonger une intention, de plonger dans le texte à travers une métaphysique organique, qu’elle soit structurée ou improvisée.

Le travail de gestion de l’espace sera également à définir, à intérioriser pour que le dialogue s’instaure dans un lieu, mais aussi une dynamique car la « perte » de temps chère à Koltès précédent le conflit doit se corréler avec une prise d’espace personnel, mais également une appropriation de l’espace de l’autre. Comment l’imaginer ? Comment définir son propre espace (mental, physique) ?

Dans ce dialogue où de longs monologues s’entremêlent, comment réagir à la voix de l’autre, à sa rythmique, son intensité ? Quoi faire, comment évoquer l’intériorité du personnage qui reçoit le texte ? Comment le mouvement ou l’absence de mouvement (même si l’immobilité est chorégraphie également) peut structurer le texte, son débit, sa pesanteur ?

Un travail spécifique sera demandé et attendu sur la relation à l’autre, la compréhension du mouvement de l’autre pour créer une chorégraphie à deux, attentive au texte, à sa rythmique, sa compréhension et sa poésie.

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Stage // FARGASS ASSANDÉ, YAYA MBILE BITANG – La parole, un acte d’engagement

Du 11/02/2019 au 01/03/2019

Horaires : lundi – mardi – mercredi de 11h à 18h, jeudi – vendredi de 12h à 19h, avec une pause d’une heure.

Coût pédagogique : 700 € individuel  / 1620€ organisme

©Tristan Jeanne-Valès

Objectif pédagogique :

« Le théâtre est l’endroit où une société se pense, dans ses moindres recoins de subjectivité ».

Daniel Janneteau

Face aux inégalités sociales, à la dégradation écologique accélérée, à l’intégrisme ou au communautariste, aux migrations nées de la misère et des guerres, de la famine, des pandémies…

Il est urgent de recourir à un art de dénonciation qui brocarde sans nuance tout en postulant le conflit révolutionnaire ; mais aussi l’utopie qui ouvre le futur, en éveillant des aspirations tues ou insoupçonnées, en mettant en œuvre une relation esthétique qui mène à la découverte de soi et d’autrui.

Le théâtre reste à mes yeux un art de conflit. Un échange intime et stimulant.

Ce stage travaillera à interroger, à maitriser les modalités de sa transmission dans un contexte de crise où les valeurs d’hier ont été mises en échec.

Redonner vigueur et pertinence à ces valeurs sur le plateau est un défi permanent.Revendiquer une claire ambition qui s’inscrit au cœur des luttes actuelles et contribuer aux combats d’émancipation de son temps.

Comment représenter la colère, l’injustice et l’espérance ?

Comment faire claquer les mots, les secouer pour en déduire une pluralité de sens.Quelles formes pour dire la lutte ou expliquer les mécanismes qui mettent la création au cœur des contestations sociales ?

Trouver une articulation du théâtre, du social et de la politique et dialoguer avec la réalité pour construire un art de combat pour une génération qui a oublié, reste notre préoccupation. Quelle posture dans cette aventure individuelle et collective pour changer profondément la manière d’aborder et envisager sa relation au monde ?

« On est plus le fils de son époque que le fils de son père ». dit un Proverbe africain.

Comment s’engager à porter une parole politique, être cette force de lumière qui voit grand, au-delà de soit ?

Ce stage propose un cadre de réflexion, d’échange et partage permettant d’expérimenter ce militantisme, cet engagement. Loin de toute propagande, il s’agira de replacer dans le débat, la spécificité de la parole qui fait planer une menace constante de destruction de l’ordre établi en s’arrogeant un droit de rébellion.

Description

« Les blessures de la langue sont pires que des blessures de lance ». Proverbe africain.

Comment traduire l’engagement de l’artiste dans son époque à travers sa création ?

Nous nous proposons de vivre l’expérience fabuleuse de faire de l’interprétation (texte, chant, danse…) un espace d’action, d’engagement dans le présent : un présent à transformer par un acte militant du refus.

Faire le choix de la pensée qui agit sur le monde en étant porté par « le besoin de dire » dicté et nourri par un vécu, une expérience, un conflit, une envie de changement.

S’offrir l’opportunité de s’enfoncer librement dans les méandres de la pensée humaine sans le carcan consensuel et donner à nos gestes, nos silences, une portée significative dans une mise en scène de la pensée offerte en don à la réalité sociale.

Mais la question de l’engagement ne saurait occulter les techniques et médiums nécessaires à la création, ni leurs impacts intellectuels et émotionnels sur le public.

Ce cadre expérimental inclut donc un travail rigoureux sur jeu d’acteur, une interprétation sentie et convaincante. Il exige de mettre nos émotions au service de la technique d’acteur pour toucher la sensibilité du spectateur, l’émouvoir, l’indigner. Il recommande de donner à l’œuvre de création, des qualités à la fois esthétiques et politiques qui influent sur les réalités sociopolitiques de notre monde.

Il faut s’initier et/ou se perfectionner, explorer les différents domaines qui composent la pratique du théâtre pour se ressourcer et enrichir nos capacités créatrices.

Programme pédagogique :

L’acteur, dont l’art est de créer des formes poétiques qui nous touchent et nous transforment -tout au moins le temps de la représentation- doit développer un corps, une présence, un engagement dans l’espace, une acuité d’écoute, une conscience scénique ainsi qu’une science des émotions et une énergie « extra-quotidienne ».

Le stage sera l’occasion de se pencher sur les notions d’attention, d’intention et de tension par des exercices sur la présence dans l’espace (le regard, le charisme, l’écoute).  Nous travaillerons également la concentration, la disponibilité, la réactivité, les enjeux, l’adresse et les rapports aux différents modes de relations (la relation à l’espace, la relation à soi-même, la relation au(x) partenaire(s)…) Nous interrogerons la relation que l’acteur établit avec son public, sur la manière de maintenir le contact avec lui,  et dans quelle mesure il parvient à cheminer dans le cœur et dans l’esprit du spectateur.

Ce stage visera également à spatialiser sa voix et ses mouvements afin de canaliser ses énergies sur scène. A appréhender les instruments du jeu de l’acteur que sont sa voix, son corps et son imagination.

A explorer les rapports entre le corps et l’espace, le corps et le dire, le dire et l’action, les voies d’une véritable appropriation de son texte par l’élaboration d’un regard personnel sur le réel.

A rechercher l’efficacité du message que l’interprète élabore et de la posture qu’il expose pour dire l’instant en ouvrant la matière de la langue pour produire des réseaux de tensions entre les lignes de significations du texte et le corps qui les porte. Jouer avec le texte. Traverser une langue et être traversée par elle.

A être un acteur-explorateur, qui fait danser la langue et pense avec le corps, et qui laisse le spectateur libre de ses interprétations.

 


 

Fargass Assandé

Fargass Assandé – Comédien, metteur en scène et dramaturge ivoirien. En 1985, il fonde à Abidjan, le N’Zassa Théâtre. Depuis 2002, il s’installe au Burkina Faso. De 2002 à 2014 on le voit surtout au théâtre, en Afrique et en Europe. Il a aussi participé à plusieurs films. Il réside à limoges depuis un an.

 

 

 

 

 

Yaya Mbilé Bitang

Yaya Mbilé Bitang – Après sa licence en Arts du Spectacle obtenue en 2000 à l’Université de Yaoundé I et quelques années de pratique théâtrale au sein des troupes professionnelles du Cameroun, Yaya Mbilé fonde la Compagnie ANNOORA qui a servi de plateforme de production d’une dizaine de spectacle depuis sa création en 2013.

 

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SAMO a tribute to Basquiat

Vibrant hommage à l’artiste plasticien afro-américain Jean-Michel Basquiat, graffeur puis peintre coté, ami d’Andy Warhol, disparu en 1987 à l’âge de 27 ans, dont l’oeuvre constitue une critique acerbe de l’Amérique et de la position qu’y occupent les Noirs. Imprégné par la danse, traversé par la musique live du saxophone, ponctué d’inserts visuels, le texte de Koffi Kwahulé témoigne de la frénésie, de l’urgence de création qui animaient ce météore dont la notoriété n’avait pas fermé les blessures intimes.

de Koffi Kwahulé
mise en scène Laëtitia Guédon

avec Yohann Pisiou, Willy Pierre-Joseph, Eriq Ebouaney et Nicolas Baudino musique Blade MC/AliMBaye et Nicolas Baudino

salle Copi
du mardi au samedi à 20h30

le dimanche à 16h30
(le samedi 12 janvier à 18h)
Durée : 1h20

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La Cerisaie

Propriété de l’aristocrate Ranevskaia, la cerisaie est sur le point d’être vendue pour dettes… Lopakhine, riche marchand, se dispose à l’acheter pour ensuite la diviser en lopins constructibles à louer aux estivants. Regrette-t-on ce qui disparaît ou déplore-t-on ce qui advient ? La Cerisaie est une pièce sur le temps – ses cassures et ses lentes transformations, personnelles ou collectives. Le génie de l’auteur tient à cette alliance constante de gravité et de dérision, d’amertume et de drôlerie. Nous portons tous en nous un domaine oublié.

mise en scène Nicolas Liautard et Magalie Nadaud

avec Thierry Bosc, Sarah Brannens, Jean-Yves Broustail, Emilien Diard-Detoeuf, Jade Fortineau, Nanou Garcia, Emel Hollocou, Marc Jeancourt, Fabrice Pierre, Simon Rembado, Célia Rosich, Christophe Battarel en alternance avec Paul-Henri Harang et Nicolas Roncerel

 

salle Serreau
du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h (durée estimée 2h)

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Stage : Avec Laurent Gaudé, les impulsions du texte

Stage dirigé par Laurent GAUDÉ et Jean-François DUSIGNE

Laurent Gaudé, dramaturge et romancier (Prix Goncourt 2004), appelle à « explorer la pâte humaine dans toute sa complexité, sans avoir peur d’explorer la part d’ombre, pour voir ce que l’homme est vraiment, et ce dont il est capable. Plonger notre regard dans les méandres de l’âme humaine est une nécessité. De même qu’étudier les recoins de l’histoire, ou que poser notre regard, dans le monde d’aujourd’hui, sur des endroits qui voudraient rester cachés. C’est aussi cela, notre devoir de vivre. »

Temps de rencontre et de travail partagé sur le plateau entre auteur et acteurs, ce stage mené par Jean-François Dusigne et Laurent Gaudé conduira chacun à concrétiser les outils qui lui seront nécessaires pour engager ensemble une exploration dramaturgique visant à poser les jalons d’une création naissante.

Une pièce de Laurent Gaudé en cours d’écriture, Même si le monde meurt, dont il reste à concevoir la seconde partie, sera ainsi mise en chantier.
La recherche s’appuiera d’une part sur l’improvisation et la mise en jeu de propositions dramaturgiques, qui déclineront le thème de « la fin du monde ».
D’autre part, le travail prendra également appui sur le souffle de la parole et l’impulsion du texte.
Porter son attention sur le souffle requis par chaque texte amène à mieux cerner son rythme propre. De même que le débit, les inflexions, le timbre varient selon les situations, tout être a un corps, une organicité, un comportement et donc une voix qui lui sont spécifiques. Nous chercherons à ainsi distinguer les différentes voix qui parcourent la pièce en gestation de Laurent Gaudé.
Plutôt que de s’appesantir sur les mots, nous nous exercerons à suivre leurs impulsions sonores, libérer les énergies, canaliser le phrasé, soutenir le flux vocal, chuchoter puis laisser résonner, dans l’accueil du silence. Préciser le regard, engager corps et voix dans l’espace, ponctuer, syncoper, articuler les rythmes du mouvement et de la parole. Bouger, évoluer, rebondir, se laisser inspirer, et… Jouer !

 

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Soirée concordan(s)e – double programme

Reprise du spectacle "Jetés dehors" au centre national de la danse à Pantin le 24 mars 2011 dans le cadre de "Concordan(s)e". Sylvain Prunenec Chorégraphe (T-Shirt rouge) Mathieu Riboulet (Pull gris).

Reprise du spectacle « Jetés dehors » au centre national de la danse à Pantin le 24 mars 2011 dans le cadre de « Concordan(s)e ».
Sylvain Prunenec Chorégraphe (T-Shirt rouge) Mathieu Riboulet (Pull gris).

Le geste et le mot
Le festival concordan(s)e propose des spectacles issus de rencontres singulières entre des écrivains et un chorégraphe, qui ne se connaissaient pas au préalable. Après avoir cheminé ensemble pour faire se rencontrer le geste et le mot, ils proposent au public une chorégraphie et un texte inédit. Pour sa 10e édition, Concordan(s)e propose de redécouvrir des duos déjà créés dans le cadre du festival et des créations inédites. À l’invitation du CDC, la soirée sera ainsi composée de Jetés dehors, créé par le chorégraphe Sylvain Prunenec et l’écrivain Mathieu Riboulet pour l’édition 2010, et d’une création de la chorégraphe Raphaëlle Delaunay et de l’écrivain Sylvain Prudhomme.

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Benedetti – Tchekhov

« Repositionner l’acteur dans un processus historique pour redéfinir sa pratique »

Stage dirigé par CHRISTIAN BENEDETTI et BEATRICE PICON-VALLIN

Notre objectif est d’analyser et de mettre en pratique à partir de documents (lettres, notes, livrets de régie, articles) les approches opposées de Stanislavski et de Meyerhold sur la mise en scène et le jeu de l’acteur.

OBJECTIFS :

Ce stage invite à confronter pratiquement les approches opposées de Stanislavski et de Meyerhold sur la mise en scène et  le jeu de l’acteur. Par son écriture concomitante avec l’arrivée du cinéma, Tchekhov a initié un bouleversement dramaturgique. Si Stanislavski a construit sa méthode à partir d’une interprétation psychologique du théâtre de Tchekhov, Meyerhold, voit  dans cette écriture théâtrale neuve, une construction musicale et une choralité physique. Il s’appuie sur la notion de masque, part de l’engagement corporel pour construire une grammaire du jeu.

Le travail portera sur les pièces maîtresses de Tchekhov : La Mouette, Oncle Vania, Les Trois Sœurs , La Cerisaie.

Organisation du travail :

Matin  : Mise en perspective théorique et historique. Travail mené par Christian Benedetti et Béatrice Picon-Vallin à partir de documents (lettres, notes, livrets de régie, articles), et de découvertes de textes, de photos et de films.

Après midi : Travail de plateau mené par Christian Benedetti sur des scènes de Tchekhov. Il sera accompagné de lectures dialoguées et de mises en scène de documents critiques. Le travail sera également soutenu par des commentaires de captations filmiques de grandes mises en scène de Tchekhov par Béatrice Picon-Vallin.

 

THÈMES ABORDÉS :

Tchekhov et le théâtre de son temps
Les réactions de Tchekhov aux solutions trouvées par Stanislavski.
La recherche de Meyerhold. La biomécanique, le travail sur la musique.
Travail sur les documents (lettres de Meyerhold à Tchekhov ; carnets de notes de Tchekhov ; scènes écrites par Stanislavski dans ses livrets de mise en scène).
Histoire des traductions en France. Le français et le russe.  Jouer en russe? Jouer des traductions différentes, des structures de langue différentes.
Réflexions sur un choix de  mises en scène importantes ( Krejca, Efros , Strehler, Brook, Stein, Langhoff, Fomenko… ). Visionnage de scènes choisies. Ouvrir ainsi, à partir de Stanislavski et Meyerhold  un dialogue virtuel entre les metteurs en scène en invitant les acteurs à y participer de façon pratique et expérimentale sur le plateau.
Essais sur les 33 évanouissements ( titre donné au spectacle de 1934 qui rassemblait Le Jubilé, L’Ours et La demande en mariage, parce qu’en bon médecin qu’il est  Tchekhov indique les moments où les personnages se sentent mal et qu’il y en a trente trois… )  à partir de documents encore  inédits en russe comme en français .

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The Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards

COMPORTEMENT ORGANIQUE ET ACTION INTENTIONNELLE

Stage dirigé par Thomas Richards et Mario Biagini
Assistés par Cécile Richards et Felicita Marcelli.

Durée totale 90 heures

POSSIBILITÉ DE PRISE EN CHARGE INDIVIDUELLE AUPRÈS DE L’AFDAS

Workcenter. Ph. Fu Ximin

Le stage aura pour objectif d’explorer ce qu’est un comportement organique (relation, contact, impulsion, intention, action, réaction) et de saisir la différence entre ce qui est simple mouvement ou activités, et action, un faire qui soit réellement vivant.

Les stagiaires travailleront avec Thomas Richards et Mario Biagini, respectivement directeur artistique et directeur associé du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards. Assistés de Cécile Richards et un deuxième assistant, ils proposeront une approche des principes de base du travail pratique au Workcenter. Considéré un des plus importants praticiens du théâtre du XXe siècle, Grotowski changea la façon dont les praticiens de théâtre occidentaux et les théoriciens de performance conçoivent la relation audiance-acteur, la scène de théâtre et le métier de jouer. Au Workcenter Grotowski développa, de façon très étroite avec Thomas Richards qu’il appela son « collaborateur essentiel », une ligne de recherche sur l’art de la « performance » connue sous le nom d’Art comme Véhicule. Grotowski confia à Richards et Mario Biagini – membre clé de l’équipe du Workcenter depuis ses débuts – comme seuls légataires de son patrimoine, confirmant par cette désignation sa « famille de travail ».

Les stagiaires découvriront l’impulsion comme la base vivante du jeu, travailleront vers libérer corps et voix de leurs défenses, de leurs tensions et stéréotypes, créeront et développeront des « propositions de jeu », et travailleront aussi sur des chants provenant de traditions africaines et afro caribéennes, qui sont au cœur de la recherche du Workcenter depuis 25 ans. Cherchant « le dépassement du connu », le stage accentuera les terrains de forces qui émergent de la relation entre l’acteur et son partenaire.

 

PROGRAMME :

Séances d’entraînement

Workcenter. Ph. Dani Coen

 Les stagiaires travailleront sur divers éléments de l’entraînement du Workcenter: un premier élément consiste en la pratique de séquences dynamiques d’improvisation et de jeux structurés dans l’espace portés par un flux d’associations et d’intentions, tout en suivant le tempo-rythme du leader. Une autre sphère possible de travail pratique est basée sur des modes archaïques de mouvement basique et danse. Un autre aspect de l’entraînement consiste en un exercice pour « la circulation de l’attention » qui incorpore une série d’étirements exécutés en synchronisation.

Séances de chant

Les stagiaires travailleront sur les chants provenant de traditions africaines et afro caribéennes, en découvrant une approche spécifique du Workcenter à la voix, l’impulsion et l’action. Cette approche explore l’impact potentiel que les qualités rythmiques et mélodiques d’un chant donné peuvent avoir sur la personne qui chante.

Mario Biagini. Ph. Fu Ximin

Le travail sur les propositions de jeu

Les stagiaires travailleront sur deux « propositions de jeu » de plus ou moins 3 minutes chacune – préparées avant le début du stage – et fondées l’une sur un chant, l’autre sur un texte bref. Les « propositions de jeu » doivent pouvoir être répétées avec précision, et être structurées avec un début, un milieu et une fin, tel un mini spectacle. Pendant le stage et selon les possibilités créatives de chacun, les stagiaires poursuivront les « propositions de jeu » initiales, ou travailleront sur d’autres matériaux créatifs. Au fil du stage, ces différents travaux seront analysés par Thomas Richards, Mario Biagini et leurs assistants. Selon les cas, un temps spécifique pourra être dédié aux répétitions.

Action et réaction

Les stagiaires s’engageront dans différents jeux et exercices qui mèneront vers la mobilisation pour action et réaction.

Workcenter. Ph. Dani Coen

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Talents Adami Paroles d’acteurs – Portrait de famille d’après Sophocle, Eschyle, Euripide…

Attention, l’horaire de ce spectacle a été modifié : 20h au lieu de 20h30 du mardi au samedi.
Et, le samedi, représentation supplémentaire à 15h.

Photo paroles d'acteurslibre de droits © Anke van Wyk - Shutterstock WEB NB

Atelier dirigé par : Jean-François Sivadier
Avec : Marc Arnaud, Vincent Guédon, et les comédiens sélectionnés dans le cadre du dispositif Paroles d’acteurs 2015, Juliette Allain, Dali Benssalah, Leslie Bouchet, Geoffrey Dahm, Pauline Huruguen, Constance Larrieu, Thomas Lonchampt, Emma Pluyaut-Biwer, Julien Romelard, Samy Zerrouki
Assistant mise en scène : Rachid Zanouda
Eclairagiste : Jean-Jacques Beaudouin

Quand la parole crée l’action
Nouvelle édition de Paroles d’acteurs, nouvelle rencontre entre une jeune génération d’acteurs et un metteur en scène expérimenté. C’est au tour de Jean-François Sivadier de transmettre son art et sa pratique à de jeunes comédiens. Il s’est tourné vers le mythe des Atrides, sous la plume de différents auteurs, pour offrir aux acteurs une langue puissante, organique, archaïque, au-delà de tout référent quotidien. Un théâtre épique, politique, poétique, où la parole crée l’action, où les idées ont un corps et où les enjeux considérables offrent une inépuisable matière à jouer. Le « théâtre des Atrides » est l’occasion de se confronter à une galerie de portraits, de figures démesurées, emportées par un mouvement qui les dépasse, prisonnières de leur naissance, des crimes de leurs ancêtres, pieds et poings liés à ce qu’elles appellent leur destin et qui n’est que la déclinaison du bon vouloir des Dieux. Pour le metteur en scène, l’enjeu ici est de s’inventer un vocabulaire commun, pour se confronter, le plus généreusement possible et avec les moyens du bord, à ces histoires impossibles, ce sujet dont on ne pourra jamais vraiment faire le tour.

Coproduction Association artistique de l’Adami ; Festival d’Automne à Paris
En collaboration avec le CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson

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