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Simon Abkarian / Catherine Schaub / Pierre Ziadé : Contraintes et liberté : poésie d’un corps précis

du 28/05/2018 au 15/06/2018

15 jours – 90 heures

Horaires : lundi, mardi, mercredi de 11h à 18h, jeudi et vendredi de 12h à 19h, avec une pause d’une heure.

Coût pédagogique : stage conventionné AFDAS à 1620€

 

Objectifs pédagogiques :

L’objectif pédagogique du stage est de travailler sur les contraintes et libertés qu’imposent par nature le théâtre – et plus particulièrement, celles de capter l’attention du spectateur et celles de présenter des textes classiques. Catherine Schaub et Simon Abkarian, souhaitent également interroger les participants sur l’utilisation des techniques issues des arts traditionnels sur la scène contemporaine.

Au cours de cette masterclass, les stagiaires s’exerceront à un travail de précision, de rythme, de dissociation, cisèleront leur regard et leur visage et perfectionneront leur technique physique par des exercices sur l’architecture et l’amplitude du corps et sur l’endurance.

 

Description :

« La tragédie contient en elle cette vertu qui consiste à fédérer les arts.
Le chœur est la matrice du grand tout.
A nous d’y replonger et d’en sortir le perdu.
Un mouvement lorsqu’il est précis est infini, il ne s’arrête jamais, il se perd, se retrouve.
L’approximation est une boussole sans aiguilles.
Elle nous mène à la mort c’est à dire nulle part.
Elle nous dépose dans un monde d’ennui d’où le public ne revient pas.
La précision elle, est une pratique qui traque la poésie et le beau.
Ce qui n’est pas tenu ne peut s’échapper.
Prétendre à la liberté implique la construction d’une cage.
Les ailes ne sont pas un gage de liberté.
C’est le ciel qui fait défaut.
Le ciel se dessine dans la nécessité de voler.
La cage est l’endroit où se muscle l’imaginaire.
C’est là que se dessinent les cieux.
La cage est la forme physique et immatérielle, nécessaire à toute entreprise théâtrale.
La forme c’est poser la question de l’espace et l’espace pose celle du corps en jeu.
Poser la question du jeu, c’est poser la question du théâtre.
Et la question du théâtre nous mène irrémédiablement vers l’acteur annonciateur de l’humain. 
»
Simon Abkarian

« Des années de pratique assidue de Kathakali m’ont enrichie d’une grammaire précise et redoutable qui consiste a maîtriser, le rythme, la dissociation, la précision des gestes et du regard, l’architecture du corps, le travail des yeux, des muscles du visages, l’endurance, l’amplitude du corps selon les personnages incarnés, le féminin, le masculin.
Cependant une même question me travaille au corps, que faire de ce « trésor » ici en France ?
Comment déplacer un art traditionnel vers les textes fondateurs de la littérature occidentale ?
Comment transmettre cela sans opposer le traditionnel au contemporain ?
Comment, sans le dévoyer, en extraire l’essence et le partager avec des artistes de scène, en vue d’un théâtre vivant ?
Le jumelage est-il possible ?
Où se trouve la croisée des chemins entre l’archaïque et le moderne ?
Qui est l’archaïque et qui est le moderne ?
D’où qu’il soit un corps dansant n’est-il pas un corps dansant ?
D’où qu’il soit, un acteur n’est-il pas un acteur ? L’objet de ce stage, ce sont toutes ces questions réunies en un seul endroit qui ne sait pas mentir : le plateau
. »
Catherine Schaub

« Le corps possédé
Tout corps est poétique en soi. Il peut l’être l’espace d’un instant, le temps d’un geste, d’un mouvement fait au hasard. Mais quand il s’agit de pratiquer un art, il ne peut plus être question de hasard. Il faut pouvoir éduquer son corps, lui apprendre une autre langue, et faire de sa chair un espace poétique en soi. Il n’y a pas de secret, tout commence par le travail. Le théâtre n’échappe pas à cette règle. L’acteur se doit de travailler jusqu’à s’oublier, posséder une technique jusqu’à ce qu’elle le possède à son tour. Oui, c’est là que quelque chose de poétique peut véritablement advenir : quand ce n’est plus celui qui pratique la technique qui possède la technique, mais quand c’est la technique elle-même qui finit par posséder celui qui la pratique, le libérant alors des contingences de son corps ; de même que la langue maternelle finit par posséder celui qui la parle et lui permet de s’ouvrir à ce qu’il ne connaît pas, ou bien peut-être à ce qu’il connaît depuis toujours. »
Pierre Ziadé


Une journée de travail :

La journée commencera par un entrainement physique : rythmes, motifs chorégraphiques, techniques de jeu de l’acteur de Kathakali. A travers des jeux et des exercices les stagiaires exploreront la dissociation sans jamais perdre de vue le souffle et la voix, et essaieront de créer une grammaire commune dans le but d’un travail adapté à leurs besoins.
Constituer un chœur, trouver son identité poétique afin d’en faire surgir la ou le protagoniste : le premier athlète.
Ce travail s’articulera autour des extraits d’Electre d’Euripide, de Sophocle et autres…

 


 

SIMON ABKARIAN  Auteur, metteur en scène, acteur.

Simon Abkarian est né à Paris. A l’âge de neuf ans, il part pour Beyrouth, Liban. Il apprend les danses des pays du Caucase, s’initie à la cuisson des brochettes et à la guerre civile…
A New York, il se forme dans l’institution « Arménie Europe Centrale Antranik ».
A Los Angeles, un stage de masques de la Commedia del’Arte dirigé par Georges Bigot lui ouvre les portes du Théâtre du Soleil. Il s’y révèlera sur une huitaine d’années dans ces fresques inoubliables orchestrées par Ariane Mnouchkine (L’histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk roi du Cambodge et L’indiade d’Hélène Cixous , Les Atrides d’Euripide et Eschyle). Suivront d’autres projets de théâtre avec Paul Golub, Sylviu Purcarete, Laurent Pelly, Peter Brook, Antoine Campo, Simon Mc Burney, Cécile Garcia Vogel, Irina Brook (Molière du meilleur comédien pour son rôle dans une Bête sur la lune),….
Il a constitué un noyau d’acteurs avec lesquels il travaille dans un esprit de recherche, de création et d’échanges et met en scène : Peines d’Amour Perdues de Shakespeare (1998) au Théâtre de l’Epée de Bois, L’Ultime Chant de Troie d’après Eschyle, Euripide, Sénèque, Parouir Sevac (2000) à la MC93 de Bobigny, Titus Andronicus de Shakespeare au Théâtre National de Chaillot (2003), Projet Mata Hari-Exécution de Jean Bescos au Théâtre des Bouffes du Nord et au TNT de Toulouse (2010-2011).
En 2008 il écrit et met en scène Pénélope ô Pénélope ( prix du syndicat de la critique pour le meilleur texte théâtral ) au Théâtre National de Chaillot puis en tournée en France, Beyrouth, Madrid…Il écrit et joue dans Ménélas Rebétiko Rapsodie (2012) créé au Grand Parquet à Paris . En 2013 il écrit et met en scène Le dernier jour du jeûne au Théâtre du Gymnase à Marseille et au Théâtre des Amandiers à Nanterre. Tous ses textes sont publiés chez Actes-Sud papier.
En 2017 : L’envol des cigognes, dernier volet de la trilogie Pénélope ô Pénélope – Le dernier jour du jeûne est créé au Théâtre du Gymnase à Marseille puis au TNT à Toulouse et au CDN de Limoges…
En préparation pour 2018 : Printemps déchus, l’intégrale des trois pièces au Théâtre du Soleil.
Il dirige de nombreux stages pour acteurs, danseurs et musiciens ( Montréal, Paris, Athènes, Los Angeles, Epidaure….) et dirige la classe d’improvisation au CNSAD de Paris (2002-2004)
Au cinéma il tourne avec Cédric Klapish, Marie Vermillard, Michel Deville, Xavier Durringer, Atom Egoyan, Jonathan Demme, Robert Kechichian, Serge Lepéron, Frédérique Balekdjian, Sophie Marceau, Thomas Vincent, Ronit et Shlomi Elkabetz, Jean-Pierre Sinapi, Sally Potter, Robert Guédiguian, Martin Campbell, Eric barbier, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Karim Dridi, Philippe Haim, Jean-Michel Ribes, Hervé Hadmar, Gilles Banier……

 


 

CATHERINE SCHAUB   Comédienne, danseuse.

La danse classique, c’est son enfance et son adolescence à Sarreguemines, sur la frontière allemande. Et puis des études d’art plastiques (Saarbrücken, Bourges, Paris), au cours desquelles Catherine Schaub rencontre Peter Schumann et le Bread and Puppet Theater avec qui elle travaillera aux Etats-Unis et en Europe. S’ouvre ainsi la voie d’un théâtre total où se mêlent le jeu, la musique et la danse. Elle étudie le théâtre dansé Kathakali pendant cinq ans en France et en Inde. En 1985 elle rejoint la troupe du Théâtre du Soleil. Elle y travaille pendant sept ans (L’histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk roi du Cambodge et L’Indiade d’Hélène Cixous, Les Atrides : Iphigénie à Aulis d’Euripide et L’Orestie d’Eschyle où elle joue le rôle du Coryphée, dirige et chorégraphie les danses du chœur.
Comédienne et danseuse, elle travaille sous la direction d’Ariane Mnouchkine, Paul Golub, Silviu Purcarete, Simon Mc Burney- Théâtre de complicité …..
Elle collabore régulièrement avec Simon Abkarian, tant sur le plateau en tant que comédienne que pour l’entraînement physique des acteurs et la danse. Avec ce dernier elle joue dans Peines d’amour perdues de Shakespeare, L’ultime chant de Troie d’après Euripide, Eschyle, Sénèque, Parouir Sevac, Titus Andronicus de Shakespeare, Pénélope O Pénélope de Simon Abkarian, Projet Mata Hari-exécution de Jean Bescos, Le Dernier Jour du Jeûne et L’envol des cigognes de Simon Abkarian….
En danse contemporaine elle travaille avec le chorégraphe Akram Khan dans le spectacle iTMOi, d’après le Sacre du Printemps de Stravinsky, en tournée internationale de 2013 à 2016. Elle collabore régulièrement avec la chorégraphe québécoise Marie Chouinard. En préparation : En attendant le Maître, Voyage en Kathakalie, création collective pour trois danseuses autour de cet art majeur du sud de l’Inde.
Elle dirige plusieurs stages pour acteurs et danseurs notamment au CSNAD de Paris, à l’Ecole de danse de Genève, au Ballets National de Lorraine, à Londres avec les jeunes danseurs de plusieurs académies, à Athènes, Montréal, Naples, Venise, Epidaure … Elle met en scène l’épopée de Gilgamesh en Syrie (2006) avec acteurs et chanteurs à l’Opéra de Damas puis en tournée en Syrie, Tunisie, France, Yémen…

 


 

PIERRE ZIADÉ – Écriture et Mise en scène

Après des études d’ingénieur en télécommunication, Pierre se tourne très rapidement vers le cinéma où il travaille dès 1997 pour les films Alain Sarde/Canal+, puis à la télévision, en tant qu’assistant réalisateur pour divers documentaires sur le cinéma, et l’émission hebdomadaire Fenêtre sur court, de Kanpaï production pour France 5.
En parallèle, il conçoit, rédige et réalise différents évènements pour Live / Groupe GL Events sous la direction d’Emmanuel DAVID, puis pour IDTGV avec A ticket for love, le FIAP avec 40 ans de portes ouvertes
De 2004 à 2006, il assiste Rosalie VARDA pour l’organisation des soirées officielles du Festival de Cannes (Soirée d’ouverture, clôture, quinzaine des réalisateurs, un certain regard…) et la mise en espace des lieux VIP (Plages des palmes, Café des palmes…). En 2006, il met en espace et organise la soirée du Liban sur la plage des palmes.
Au théâtre, il est le collaborateur artistique de Simon ABKARIAN, et participe à chacune de ses créations théâtrales depuis l’an 2000, en commençant par l’Ultime Chant de Troie (MC93), puis Titus Andronicus (Théâtre National de Chaillot), Pénélope ô Pénélope (Théâtre National de Chaillot), Mata-Hari (Théâtre National de Toulouse), Ménélas Rebetiko rapsodie (Théâtre de Vidy Lausanne), Le dernier jour du jeûne ( Nanterre Amandiers), Chanson(s) sans gêne (Théâtre de la tempête), L’envol des cigognes (Théâtre du Gymnase), la trilogie (Théâtre du soleil) en septembre 2018.

Dans le même temps, il est le collaborateur artistique de Wajdi MOUAWAD pour Ciel(s) de 2009 à 2010, et de Robert FORTUNE dès 1997 au théâtre pour La surprise de l’amour de Marivaux, La poudre aux yeux de Labiche, Paroles de Prévert… Ainsi qu’à l’opéra pour Candide de Bernstein (Opéra de Turin), La Traviata de Verdi (Chorégies d’Orange), L’île du rêve de Reynaldo Hahn (Festival de Polynésie Tahiti), La belle Hélène de Offenbach (Opéra de Portland USA), Don Pasquale de Donizetti (Opéra de Marseille), Mireille de Gounod (Chorégie d’Orange), sans oublier La flûte enchantée de Mozart (Opéra d’Avignon) de 1999 à 2013, que Pierre réalise en l’an 2000 pour l’Opéra de Vichy.
Par ailleurs, il anime divers cours et stages de théâtre, dont notamment une rencontre Franco-Chinoise en 2004 au Art Center de Hong-Kong dans le cadre du Festival du French May, ainsi qu’un stage AFDAS sur la tragédie grecque en 2016 avec Catherine et Simon ABKARIAN.
En 2010, Pierre se met à écrire pour le théâtre. Il fait une présentation de son premier texte en septembre 2017 au 104 après 15 jours de résidence. Suite à cette présentation, il est invité à l’ENSATT en tant que metteur en scène pour un travail de recherche sur le théâtre et l’hypnose en mars 2018.

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Ana Maria Vallejo et Jean-François Dusigne : « De l’impulsion du texte à l’écriture du corps »

Stage dirigé par Ana Maria Vallejo de la Ossa et Jean-François Dusigne

Du 03/04/2018 au 07/04/2018
horaires : de 11h à 18h (jeudi et vendredi 12h-19h)
5 jours -30 heures
250€ individuel – 500€ organismes – 100€ étudiants de P8 sur présentation d’un justificatif


Objectifs pédagogiques :

A partir d’explorations fondées sur l’écriture du corps, Ana Maria Vallejo de la Ossa invite les acteurs à s’approprier son texte : Pieds nus sur les pierres de sel.  Les expériences personnelles de voyages, déracinements, et rencontres nourriront cette recherche métisse, articulant travail dramaturgique et scénique.
Pieds nus sur les pierres de sel, est, en français, le titre le plus proche de celui de son œuvre la plus récente. Sa structure est intimement liée aux croisements de chemins, où l’errance et les rencontres éphémères conduisent à nous interroger sur l’humain dans un immense désert.
Prenant ce texte comme matériau ouvert à une réécriture, les participants travailleront sur la manière de représenter l’errance elle-même, le mouvement de l’existence, l’instabilité et la fragilité de chaque vie, à partir de l’approche de certains instants humains. Pour cela, les acteurs exploreront dans leurs propres corps, avec leurs propres corps, les traces de voyages, déracinements, rencontres, paysages, chemins. Le corps écrit sur la scène à partir de ces écritures textuelles.

Il y a quelques années, Ana Maria Vallejo a réalisé une série d’ateliers de création théâtrale dans le département de la Guajira, au nord de la Colombie. Par ce travail, elle a pu entrer en contact avec la culture indigène Wayúu, sans doute le groupe ethnique le plus important de Colombie, appartenant à la famille linguistique Arawak. Au-delà de l’intérêt « anthropologique » que cette expérience a éveillé, le grand territoire désertique de la Guajira a provoqué chez elle une recherche poétique particulière, notamment face à ce paysage aride et désolé, devant les étranges rencontres qui s’y produisent, devant la musique des paroles incompréhensibles des Wayúu, devant la violence de certains espaces misérables, et la vertigineuse sensation de liberté que produit le désert, quelques questions se sont imposées à elle :
Comment représenter l’illimité dans les limites de l’œuvre théâtrale ? Comment évoquer le silence dans une œuvre qui se construit à travers la parole ? Comment recréer le désert et les mouvements émouvants que cette apparente quiétude produisent dans l’âme de ceux qui le traversent ? Comment faire de cet espace de sensations et d’expériences, un espace poétique qui fonctionne comme une métaphore des déserts intérieurs de l’être ? Comment se représente le vide ? Les rencontres impossibles ? L’amour et ses musiques ?

Ces questions ont inspiré son écriture.

L’atelier « de l’impulsion du texte à l’écriture du corps » cherchera à explorer à partir des possibilités de l’œuvre de fiction la réalité multiculturelle dans laquelle nous vivons et en même temps les drames personnels qui s’y entretissent, répondant à une des fonctions essentielles de l’art : interroger la réalité dont nous faisons partie à partir de la création poétique.
Dans le texte, des fragments espagnols croiseront la traduction française, et se mélangeront selon l’origine des participants, avec d’autres langues ; tout en répondant à l’idée que plus tard « le spectateur » pourrait suivre « les histoires » et pénétrer dans l’univers des personnages, même s’il ne comprend pas certaines parties de leurs dialogues. Pour cela, la création d’atmosphères, de paysages, tant externes qu’internes aux personnages seront primordiales dans le travail. La construction symbolique à laquelle cette recherche aboutira peut par moment rompre avec la notion traditionnelle de fable, sans cesser d’être cependant d’une grande force théâtrale.
Cette tour de Babel ainsi édifiée pourra faire partie du travail : la langue ne communique pas seulement du sens mais aussi des sensations, raconte et créé des mondes, des espaces, et peut finalement être symbolisée comme barrière ou pont.
La musicalité de la parole sera également explorée dans l’écriture.

 

Objectifs généraux :

  • Réaliser une proposition d’écriture corporelle novatrice, à travers les propositions des acteurs, de leurs corps, leurs mouvements, leurs musicalités, paroles et silences.
  • Donner forme à un univers poétique à partir de la recherche de matériaux issus de témoignages, historiques, linguistiques sonores et visuels de diverses cultures.
  • Rechercher les différentes possibilités qu’offre à l’acteur un espace-temps fictionnel dans lequel se croisent des espaces géographiques et culturels très éloignés : Paris-Mexico – La Guajira.
  • Interroger, grâce au jeu de l’acteur, sur ce qui, dans la vie actuelle complexe, nous reste de commun.
  • Explorer au moyen de la construction de partitions de mouvements la relation avec l’altérité, avec l’autre, qui également nous constitue et nous définit, et avec la nature qui, comme le dirait Michel Serres, est le troisième personnage incontournable de cette oeuvre.

 

Ana Maria Vallejo de la Ossa

Ana Maria Vallejo de la Ossa est une comédienne, metteur-en-scène et universitaire colombienne. Elle a effectué sa formation théâtrale à la « Stella Adler School » de New York, avant d’enchaîner de multiples expériences en tant que metteur en scène, dramaturge, scénariste, comédienne et pédagogue.

Elle fonde en 1994 la Compagnie Río Teatro Caribe, à Paris, avec Talía Falconi et Francisco Denis. Elle a été professeur de dramaturgie dans la formation de Cinéma et Télévision à l’Université Nationale, professeur d’analyse et interprétation du texte dramatique dans la spécialisation de voix scénique de l’ENAD, puis directrice de l’École d’Art Dramatique du Ministère de Culture (ENAD) en Colombie. Elle obtient la bourse du British Council pour la résidence artistique au Royal Court Théâtre de Londres, en août 2000 avec la pièce Magnolia perdue dans les rêves. Elle a collaboré comme actrice dans Quai Ouest, avec la compagnie Mapa Teatro, dans une mise en scène de Rolf Abderhalden, puis avec la compagnie française Dromesko, dirigé par Igor Dromesko. Plus récemment, en 2010, elle a gagné le prix national de Littérature dramatique avec Oraciones, de l’université d’Antioquia, Colombie. Elle 2013, elle obtint une bourse de Recherche Théâtrale du Ministère de Culture, Colombie, et met en scène Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare au Théâtre Jorge Eliécer Gaitán, Bogotá, Colombie. En 2016, son œuvre Pies morenos sobre piedras de sal obtient le Prix Iberescena-Ibermúsicas avec le compositeur Federico Valdez ; et en 2017    devient professeur à la Faculté d’Arts de L’Université d’Antioquia, Medellín, Colombie, et met en scène sa pièce Magnolia Perdida en sueños.


Jean-François Dusigne

Acteur, metteur en scène et pédagogue. En tant qu’acteur, il a notamment été membre du Théâtre du Soleil. Parallèlement à son parcours artistique, il est professeur en arts du spectacle, théâtre, ethnoscénologie à l’Université Paris 8. Il est depuis 1999 codirecteur artistique d’ARTA, Association de Recherche des Traditions de l’Acteur. Il est également sophrologue, spécialisation «relaxation et anxiété – gérer le trac». Il a été promu en 2014 chevalier de l’ordre des arts et des lettres. Il est auteur notamment de Le théâtre d’art, aventure européenne du XXème siècle, L’acteur naissant, la passion du jeu, et Les passeurs d’expérience, ARTA, école internationale de l’acteur, publiés aux Editions Théâtrales. Depuis 2011, il est porteur du projet Labex Arts-H2H « les processus de transmission et d’échange dans la direction d’acteurs » 

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Emma DANTE : note sur l’auctorialité de l’acteur

 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif est d’amener l’acteur à être capable de maitriser la méthode scénique développée par Emma Dante au sein de la Compagnia Sud Costa Occidentale.
À travers des exercices visant à mémoriser les plus minuscules détails de la vie quotidienne, à un travail d’écoute des partenaires et de conscience de l’espace qui nous entoure, Emma Dante invite l’acteur à proposer une série d’improvisations. L’objectif est de stimuler un type d’attention et de sensibilisation à l’écoute afin d’élaborer une interprétation personnelle et authentique de la vérité qui est portée à la scène à travers des codes allusifs. Les résultats et les effets des improvisations nous mettront peu à peu sur les traces d’une investigation intérieure des personnages et de leurs histoires jusqu’à un « processus de spatialisation et de représentation ».

Programme pédagogique :
Training physique à base d’exercices de renforcement, de stretching et d’acrobatie
• Travail sur le rythme, sur l’écoute et sur l’appréhension de l’espace grâce à l’exercice de « la schiera »
• Travail sur la voix et le chant
• Utilisation du costume et de l’accessoire en tant qu’éléments de création
• Travail d’improvisation et d’expression gestuelle sur des thèmes donnés.

Télechargez le programme complet du stage d’EMMA DANTE_ARTA

 


 

Emma Dante

Née en 1967 en Italie, Emma Dante a étudié le théâtre à l’école Teatés puis l’Accademia d’Arte Drammatica SilvioD’Amico de Rome, en 1990. Elle débute sa carrière artistique comme actrice de théâtre, de cinéma et pour la télévision, avec notamment Roberto Guicciadini, Andrea Camilleri, Gabriele Vacis, Davide Iodice, Aurelio Grimaldi, Nanni Loy, Francesco Martinetti, Vittorio Gassman, Valeria Moriconi et Marcello Mastroianni. De 1993 à 1995, elle fait partie du Gruppo della Rocca, avant de fonder, en 1999, sa propre compagnie de théâtre, Sud Costa Occidentale, où elle cumule les rôles de directrice artistique, d’auteur et de metteur en scène.

Établie à Palerme, la compagnie Sud Costa Occidentale est composée d’acteurs d’horizons divers et concentre son exploration sur le jeu de l’acteur. Emma Dante a écrit et mis en scène pour la compagnie : Il Sortilegio, pour l’événement Sicilia 2000; Odissea, pour le projet Zen insieme parrainé par la préfecture de Palerme ; Insulti, présenté dans le cadre du festival Palermo di Scena en 2000 et du festival Raccodi de Rome en 2001, ce spectacle remportant le premier prix au concours Shownoprofit 2000; La Principessa sul pisello, présenté dans le cadre du festival Teatro in terrazza organisé par Sud Costa Occidentale en 2000; Il filo di Penelope, présenté au Teatro Libero de Palerme à l’occasion d’un concours sur le thème de la séduction, pour l’édition 2000-2001 ; L’Arringa, présenté en 2000 dans le cadre de la manifestation Il teatro è servitomise sur pied par l’organisation culturelle L’Altro Arte Contemporanea ; La Favola di Farruscad e Cherastanì, en collaboration avec Teatr instabili en 2001 ; Palermu, lauréat du concours Premio Scenario 2001 et du prix Ubu per la miglior novità italiana 2002 ; Carnezzeria (2002) lauréat du prix Ubu per la miglior novità italiana 2003.

En 2001, Emma Dante a remporté le prix Lo Straniero, dans la catégorie jeune metteur en scène émergent. En 2004, Emma Dante a remporté le prix Donna di scena et le prix Gassman dans la catégorie de la meilleure metteuse en scène italienne. Emma Dante a mis en scène Medea, adaptation du texte d’Euripide, produit par le Mercadante Teatro Stabile di Napoli en collaboration avec l’Associazione Marchigiana Attività Teatrali, spectacle qui a remporté le prix de la Critique pour la dramaturgie et la mise en scène en 2004 et le prix Golden Graal pour la meilleure mise en scène en 2005. Emma Dante a également monté La Scimia, adaptation du roman Le due zitelle de Tommaso Landolfi, en 2004, Vita mia, en octobre 2004, et Mishelle di Sant’Oliva en 2005. Autres mises en scène : Cani di Bancata (2006), il Festino (2007) et Le pulle (2009).
En décembre 2009, Emma Dante a ouvert la prestigieuse saison de la Scala pour la mise en scène de son premier opéra Carmen de Bizet, sous la baguette de Daniel Barenboim.

En 2011 le spectacle La trilogia degli occhiali, est en tournée en Italie ainsi que en France au théâtre du Rond-Point. En avril 2012 l’Opéra Comique de Paris met à l’affiche le spectacle La muta di Portici , spectacle qui gagne le prix Abbiati en 2014.
En automne 2012 présente au théâtre Olimpico de Vicenza Verso Medea de Euripide, avec chants et musiques composés et exécutés en live par les frères Mancuso, ce spectacle est repris en 2016 au Théâtre du Bouffes du Nord. En 2014 elle signe la mise en scène du spectacle Le sorelle Macaluso. Ce spectacle gagne le prix “Le Maschere” en tant que meilleur spectacle de l’année ; ainsi que le Premio Ubu pour la mise en scène et Premio Ubu pour le meilleur spectacle en 2014.

Au cour de la même année Emma Dante devient metteuse en scène associée du Théâtre Biondo de Palerme, et ouvre l’école pour acteurs « scuola delle arti e dello spettacolo », qu’elle dirige depuis 2014. Entre 2014 et 2016, elle signe la mise en scène du spectacle Gisela! Di Hans Werner Henze et des opéras La Cenerentola de Rossini et Macbeth di G. Verdi.

En février 2017 débute au Teatro Strehler de Milan sa nouvelle création Bestie di scena , co-produit par le Piccolo Teatro de Milan, Atto Unico/ Compagnia Sud Costa Occidentale, Teatro Biondo de Palerme et le Festival d’Avignon, spectacle pour lequel elle est invitée au festival d’Avignon et qu’elle présentera au théâtre du Rond-Point en février 2018.

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